
Initiative 1:12: Arguments
L'initiative 1 : 12 introduit des salaires équitables.
L’initiative 1:12 bride les profiteurs. L’initiative 1:12 stipule que, dans une même entreprise, personne ne doit gagner moins en un an que ce que les plus hauts salaires permettent de gagner en un mois. Elle veut inscrire dans la Constitution un article selon lequel - dans une entreprise - le salaire le plus élevé ne doit pas être plus de 12 fois supérieur au salaire le plus bas. Ainsi, les cadres ne pour-ront s’enrichir toujours plus tandis que stagnent les salaires de toutes les autres travailleuses et de tous les autres travailleurs. L’initiative 1:12 bride la cupidité des managers, an que l’ensemble des salaires augmente de nouveau.

L'initiative 1:12 réfrène les profiteurs.
Malgré la crise, les patrons s’octroient des salaires indécents et des bonus à hauteur de plusieurs dizaines de millions de francs. En moyenne, un manager gagne aujourd’hui 4 millions de francs ou 56 fois1 le salaire d’un-e employé-e normal-e ! Comme si rien ne s’était produit, ils recommencent avec des pratiques qui risquent à nouveau de pénaliser toute la collec-tivité (salaires, impôts, places de travail). Un retour aux dérives néolibérales que l’initiative 1:12 entend justement empêcher.
L'initiative 1:12 donne au peuple la possibilité de fixer les règles du jeu.
Aujourd'hui ce sont les managers, cadres supérieurs et autres profiteurs qui fixent les salaires, en fonction - exclusivement - de leurs propres intérêts. Tous les autres y assistent impuissants, et doivent payer les pots cassés. C'est ce que l'initiative 1 :12 va changer en redonnant au peuple le dernier mot et la possibilité de fixer des règles du jeu plus justes.
L'argumentaire entier vous trouvez ici.
Initiative 1:12: Les malentendus les plus fréquents
Malentendu I: "Les multinationales vont déménager."
La menace de délocalisation est un moyen de chantage des néoliberaux-ales afin que rien ne change et pour empêcher le peuple de fixer lui-même les règles du jeu. L’initiative 1:12 vise uniquement à introduire un écart maximum entre les salaires. Elle ne nuit pas au succès d’une entreprise. Elle n’augmente pas les coûts de production, ni ne rend la gestion de l’entreprise plus difficile. Bien au contraire: des salaires trop élevés pour les managers diminuent la performance d’une entreprise en créant des mesures d’incitation erronées et un mauvais climat d’entreprise.
Malentendu II: "La mise en pratique de l’initiative 1:12 serait trop complexe et trop coûteuse."
C’est faux! Les entreprises pourraient par exemple être obligées de révéler les salaires dans le cadre de leur déclaration d’impôts, leur rapport annuel ou la vérication des comptes. Une nouvelle structure administrative n’est pas nécessaire.
Malentendu III: "L’initiative 1:12 sera contournée: les entreprises confieront certaines tâches à d’autres firmes."
Ce n’est pas si simple. Tout d’abord, le Parlement doit – en cas d’un OUI du peuple à l’initiative 1:12 – adopter une loi d’application. Afinn d’empêcher des délocalisations, il faudrait les rendre punissables. Ensuite, nous parlons d’entreprises et non pas d’une personnalité juridique prédéfinie. Les pseudo-indépendant-e-s ainsi que les tierces personnes en relation contractuelle permanente ou dans des « entreprises de gestion » font partie d’une entreprise, tout autant que les employé-e-s normaux-ales. Enfin, il y a des limites aux délocalisations dues à l’inefficacité qu’elles impliquent. Par exemple, il est difficile de délocaliser un poste de secrétaire.
1 Source: Office fédéral de la statistique, Travail.Suisse.
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