Référendum contre l’État fouineur : ne cédons pas à la terreur !

L’année 2015 aura été l’une des plus sanglantes de cette décennie. Certains cherchent à utiliser cette situation dramatique pour établir des lois liberticides et menacer nos libertés fondamentales. Cela constitue une victoire de la terreur qui est insupportable à l’alliance contre l’État fouineur.

Après le choc des récents évènements de Paris, le comité romand de l’alliance contre l’Etat fouineur a rappelé aujourd’hui, lors d’une conférence de presse le danger que représente la nouvelle loi sur les services de renseignements (LRens) pour notre démocratie.

« Cette loi mêle les compétences qui relèvent de la poursuite pénale et les compétences des services de renseignements : c’est remettre en question les principes éprouvés de notre Etat de droit.» explique Balthasar Glättli conseiller national les Verts suisses.

Les services de renseignements disposeraient aussi de la possibilité d’espionner les réseaux de fibre optique, ouvrant ainsi la porte à une surveillance généralisée. Ils disposeraient de la possibilité d’espionner les ordinateurs des particuliers par le biais de chevaux de Troie. Outils produit à l’étranger dans des conditions douteuses et dont la sécurité, comme nous l’avons récemment constaté avec l’affaire Galileo, n’est pas garantie.

« Rien nous permet de croire que ces mesures sont efficace » déclare Jean-Christophe Schwaab, conseiller national PS. « Au contraire, les récents évènements démontre que plus de surveillance n’apporte pas plus de sécurités. La seule certitude, c’est qu’elle menace nos libertés. »

Pour Amanda Gavilanes, secrétaire générale du GSsA romand, « En autorisant la collaboration avec des services de renseignements d’armées étrangères ainsi que l’échange d’informations avec des pays tiers, la nouvelle LRens  menace une neutralité déjà bien mal en point. En effet, comment ne pas être impliqué dans un conflit tout en fournissant informations et assistances aux belligérants ? » déclare-t-elle.

Pour Muriel Waeger, vice-présidente de la JSS, la situation est claire : « En bradant nos libertés, nous cédons à la terreur. Nous jouons le jeu des terroristes. »  Elle ajoute : « Nous devons au contraire, faire ce que craignent le plus ces assassins ! Nous devons rester libres ! »

Le dossier de presse peut être trouvé ici.

 

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