#3 : Réduire l’empreinte écologique à moins d’une terre

Il faudrait plus de trois fois la planète terre pour permettre à toute la population mondiale de vivre comme celle de Suisse. Ainsi l’écrit l’Office fédéral de la statistique. Un chiffre qu’il faut absolument changer. La JSS est également de cet avis, et a en conséquence approuvé, lors de son Assemblée Annuelle, une résolution à ce sujet.

Les thématiques écologiques sont souvent reléguées en seconde position – et cela même au sein de nos rangs. Le réchauffement climatique se poursuit pourtant et impacte notre mode de vie ainsi que celui des générations à venir. Ainsi, les exigences traitant du changement climatique sont également des exigences sociales : famines, vagues de migration et catastrophes climatiques.

La JSS s’engage pour un monde plus social, plus équitable. Notre but est l’amélioration des conditions de vie de tout le monde. Nos combats, qu’ils soient pour de meilleures conditions de travail, pour une politique migratoire ouverte ou contre de constants démantèlements du service public, doivent cependant aussi être liés aux engagement pour la durabilité. Car l’environnement est également exposé à l’exploitation dans le système capitaliste, un système complètement obsédé par la croissance. La consommation des ressources ne cesse d’augmenter, les normes environnementales sont oubliées au profit de la rentabilité.

Comme troisième revendication du jubilé de la grève générale, la JSS a déposé la réduction de l’empreinte écologique à moins d’une terre. Un tel objectif ne sera pas atteint par un changement des habitudes de consommation individuelles, mais exige des mesures politiques. L’exigence de la mobilité douce, une augmentation des prix appropriée du trafic aérien, les transports publics gratuits et le déplacement conséquent du transport de marchandises sur rails ne sont ici quelques exemples. Il faut en outre un changement de philosophie dans la politique énergétique : il est ainsi clair que le changement complet vers les énergies renouvelables, et donc à cet égard suffisamment d’investissements dans le domaine du développement futur de technologies environnementales, sont strictement nécessaires.

Il est cependant tout aussi clair que le combat contre l’exploitation capitaliste de l’environnement ne saurait s’arrêter aux frontières de notre pays, mais devra également être mené de manière internationale. Pour cela, les forces progressives du monde entier devront s’unir.

La mise en place de cette revendication est un pas vers es manières de vivre et de produire plus durables. Elle exige un changement de système, pour rompre avec notre impitoyable gaspillage de ressources actuel. Prenons ensemble la responsabilité d’un monde sain – et ce également pour les générations à venir !

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