Mettons fin à l’exploitation du Sud global

Depuis maintenant quelques années, le nombre de personnes fuyant les pays en proie à des crises sociales et climatiques a augmenté de manière bien trop rapide pour ne pas qualifier cela de crise mondiale. Une fois ce constat établit, il est aussi temps d’en pointer le responsable, qui n’est autre que le système capitaliste et son exploitation éhontée du Sud global.

 

Le système capitaliste, constamment à la recherche d’encore plus de profit pour les plus riches, a toujours cherché (et trouvé) différents pays et classes sociales à exploiter. Sans mettre de côté l’exploitation des salarié-e-s suisses, nous devons également nous intéresser à celle du Sud global, tel que le travail du « care » non rémunéré ou de la main d’œuvre de cette région.

 

Le Sud global a ainsi été instrumentalisé et utilisé comme main d’œuvre bon marché et espace d’investissement de la part des pays du Nord. Bien évidemment, avec pour seul résultat d’enrichir encore plus les puissances capitalistes et d’appauvrir les pays du Sud. La Suisse, en tant que place financière d’importance dans le monde, doit se montrer exemplaire. Aujourd’hui, à cause de ses investissements dans des projets liés à des entreprises travaillant avec les énergies fossiles, la place financière émet vingt-deux fois plus de gaz à effet de serre que la Suisse directement, et représente donc un levier d’action important.

 

De plus, les multinationales siégeant en Suisse sont responsables de violations des droits humains partout dans le monde. Il est plus que temps qu’un contrôle strict de ces multinationales soit mis en place, ainsi que des sanctions adéquates.

 

L’exploitation du Sud global est également liée aux schémas connus et entretenus car profitant au patriarcat que sont le racisme et le sexisme. En effet, l’exploitation du travail du care effectué par les femmes* ou les réalités des vies des personnes exilées et exploitées sont trop souvent tues ou minimisées, laissant la porte ouverte au sexisme institutionnalisé et au racisme banalisé et revendiqué par certains mouvements de droite nationalistes. C’est pour cela que le combat contre l’exploitation du Sud global, en tant que combat contre le capitalisme, est également une lutte contre le racisme et le sexisme.

 

En conséquence, pour répondre de manière conséquente et constante avec notre politique de gauche, nous devons toutes et toutes continuer à lutter pour une meilleure répartition des richesses, pour un changement du système capitaliste et de sa vision du travail qui rime avec exploitation des travailleurs et travailleuses du monde.

 

Pauline Schneider
Membre du Comité Directeur

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