No Billag, une initiative délétère

L’on ne saurait qualifier l’initiative No Billag autrement que par ce terme. Celle-ci souhaite en effet la pure et simple destruction du service public médiatique en Suisse. Les conséquences d’un oui seraient désastreuses à bien des égards, et nous ne pouvons pas le permettre ! Voir l’article

La social-démocratie suisse et la maladie des gens du bien

A près de deux mois du congrès du Parti socialiste français (ci-après : PSF) qui souhaite retrouver un second souffle, il est nécessaire, en tant que Jeunesse Socialiste Suisse (JSS), d’analyser dans quelle mesure le Parti socialiste suisse (PS Suisse) se différencie de son voisin hexagonal. Voir l’article

Le dépassement du capitalisme sera international, ou ne sera pas

Nous vivons dans un monde globalisé. C’est un fait indéniable, avec lequel il faut composer. Les arguments de la peur de la droite (fuite de capitaux, délocalisation, concurrence internationale…), constamment utilisés pour justifier des politiques néolibérales destructrices, sont dépendants d’un certain manque d’unité internationale dans les réponses à y apporter. En conséquence, la gauche doit absolument collaborer et dépasser les frontières, si elle veut dépasser le capitalisme. Voir l’article

The Handmaid’s Tale: quand la fiction flirt avec la réalité

« Now I’m awake to the world. I was asleep before. That’s how we let it happen. When they slaughtered Congress, we didn’t wake up. When thes blamed terrorists and suspended the Constitution, we didn’t wake up then, either. Nothing changes instantaneously. In a gradually heating bathtub, you’d be boiled to death before you knew it.»

C’est avec ces mots d’Offred que nous ressentons le premier frisson qui ne nous quittera plus durant les dix épisodes de The Handmaid’s Tale, probablement l’une des meilleures séries de cette année. Voir l’article

Le retour triomphant de l’espoir !

Entre 18 et 30 ans, disposant d’une formation universitaire et vivant dans des villes. Quel que soit le pays, c’est, semble-t-il, le profil type du militant des nouveaux populismes de gauches. Soit une jeune génération, qui se mobilise pour soutenir des candidats prônant une politique de gauche très loin de la 3ème voie de David Camerone. Et c’est ainsi, à la surprise de tous, que surgissent des Corbyn, Mélenchon et autres, aux programmes « radicaux », sur le devant du scène politique qui semblait pourtant destinée à n’offrir que les mêmes politiciens interchangeables dont la différence ne résidait que dans la manière de « gérer » la chose publique. Voir l’article

Le mythes du consensus face au PS Suisse

Dans des papiers publiés sur le site de la JSS, Brice Touilloux et moi-même avions analysé comment le PS Français était devenu le parti qu’il est aujourd’hui (1). Je proposais que les partis politiques, leurs modes d’action et les pensées politiques en général soient tous cadrés par des mythes qui définissent les champs d’actions et d’idées dans lesquelles ils peuvent évoluer (2). Bien que ces mythes ne soient pas écrits dans une loi ou dans un règlement, ils sont bien présents, voir bien plus puissants, car intériorisés par les acteurs politiques comme normaux, voire inviolables. Je suggérais que, en France, le mythe de « l’homme providentiel » avait forgé les partis et avait permis à une caste de cadres formés par les mêmes écoles, toutes acquises au néolibéralisme, de prendre la direction du PS Français, avec les conséquences que l’on voit aujourd’hui. La question qui se pose est donc la suivante: Quid du PS Suisse (PSS)? Voir l’article

Le Front National vainqueur?

Pourquoi le Front National sort vainqueur des élections présidentielles françaises?

Le 7 mai 2017, le deuxième tour de l’élection présidentielle française consacrait Emmanuel Macron président de la République. Afin de pouvoir expliquer l’accession au pouvoir d’un candidat ne se considérant «ni de gauche ni de droite», une analyse des forces en présence s’impose. Voir l’article

Le sort de la démocratie

 

« Il est considéré comme démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et comme oligarchique qu’elles soient électives. »

Voilà ce qu’Aristote disait de la démocratie, telle qu’elle était définie dans son berceau, à Athènes. Étymologiquement, de demos, le peuple, et kratos, le pouvoir, la démocratie était à son origine pensée comme un gouvernement de tous les citoyens, frontalement opposée à la notion d’oligarchie ou d’aristocratie (aristo- signifiant excellent ou le meilleur) qui impliquait la sélection des citoyens « les  meilleurs » pour l’exercice de la politique et dans la gestion de la chose publique (ou tout simplement les meilleurs pour se faire élire). Voir l’article