La France, les « Gens du bien » et les hommes providentiels

A mes yeux, il est un complément à apporter à l’analyse de Brice Touilloux sur la situation du Parti Socialiste Français (PSF). En effet, si remonter l’histoire est un moyen de connaître les raisons d’une situation donnée, ce n’est pas suffisant. Il importe aussi de considérer le cadre dans lequel se déroulent les évènements que l’on observe pour en comprendre l’enchaînement. Cela est d’autant plus important si l’on veut comparer deux organisations similaires, comme le PSF et le Parti Socialiste Suisse (PSS), qui ne disposent pas forcément du même cadre national, historique et culturel. Cela implique que les possibles réponses à donner aux problèmes soulevés sont différentes d’un cas à l’autre et sont à remettre dans un contexte particulier. Voir l’article

La Théorie des « gens du bien » : Comment le Parti Socialiste français en est-il arrivé là ?

Nombreux sont les socialistes suisses à reconnaître à demi-mot (quand ce n’est pas ouvertement) la faillite du Parti Socialiste français (PS). Ce parti est reconnu comme étant un des grands partis leaders de la social-démocratie européenne. Il a été même un exemple par le passé pour plusieurs socialistes suisses. Par cet article, je tenterai  d’analyser les causes qui ont mené ce parti au terrible repoussoir qu’il est aujourd’hui, à l’antinomie de la gauche et du socialisme. Voir l’article

Le triomphe du désespoir

Stupeur et tremblement dans le monde. La superpuissance américaine a élu Donald Trump comme président. Un personnage haut en couleur qui collectionne les frasques, les casseroles et les déclarations maladroites, insultantes ou carrément dangereuses. A peine les résultats connus sur les réseaux sociaux et dans les médias, les réponses sont variée en apparence ; plaisanteries, moqueries, déceptions ou critiques acerbes. Cependant, dans le fond, elles sont unanimes : le pire est arrivé! On essaye parfois de se rassurer en présumant qu’il ne tiendra pas ses promesses ou qu’il sera incapable, tenu en laisse par la nomenklatura républicaine et financières. On voit même certains espérer que les grands électeurs briseront leur serment et refuseront de l’élire, ce qui, dans les faits, représenterait la fin de la démocratie et les confirmerait, lui et ses partisans dans leur idéologie. Voir l’article

Taxer le capital plutôt que le travail – la nouvelle initiative de la JS suisse.

La plupart des gens travaillent : les enseignants et enseignantes, les infirmiers et infirmières, les ouvriers et ouvrières – tous contribuent à construire notre société. Pour leur travail, ils reçoivent toutes et tous un salaire. Vous et moi, nous appartenons tous à ce monde : la majorité des individus appartient à cette catégorie de personnes. Toutefois, il y a aussi une population particulière qui ne contribue pas à la construction de notre société et qui est chaque jour toujours plus riche. Elle constitue des fortunes immenses en faisant travailler son argent « elle-même » en recevant des intérêts, en augmentant le loyer des immeubles qu’elle possède et en recevant toujours davantage de dividendes. Ce sont les revenus du capital. Voir l’article

De la violence organisée dans les manifestations

 

Il est bon, pour ce texte, de différencier deux types de violence lors de manifestations. En premier, il y a la violence liée aux pillages, aux destructions aveugles, ou à des confrontations belliqueuses avec la police qui ont des motivations comme la vengeance ou l’apat du gain, comme l’on peut en voir durant les émeutes dans les banlieues. Les auteurs de cette première violence seront ici identifiés comme des « casseurs ». En second, il y à la violence organisée, structurée autour d’une idéologie et politisée qui est revendiquée comme un moyen, ou le seul moyen, de remettre en question l’ordre social et économique. Les auteurs de cette violence politique seront appelés ici des « groupes » faute d’un meilleur synonyme.

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La Wallonie et la dictature des multinationales

Nous sommes en 2016 après Jesus-Christ. Toute l’Europe est soumise à la dictature des multinationales. Toute? Non! Un village peuplé d’irréductibles citoyens et citoyennes belges résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de dictateurs des camps retranchés de Nestlum, Novarticum, Glencorum, Xtratum et Petrolum. Voir l’article

Art et socialisme

En octobre 2012, la Jeunesse socialiste genevoise publiait son manifeste. Issu d’un long processus de réflexions et de discussions, ce manifeste aborde divers thèmes, non uniquement politiques, mais toujours selon une vision socialiste de la société. Un de ces thèmes a particulièrement retenu mon attention : il s’agit du chapitre 16, Culture. Il se divise en trois parties. La première affirme l’importance d’une culture participative et alternative au sein de la société en opposition à une culture bourgeoise et commerciale. La deuxième quant à elle est un appel à la sauvegarde de la lecture face à la domination de l’écran. On retrouve dans ces deux parties un discours assez classique que pourrait avoir un militant de gauche quant à sa vision de la culture. C’est la troisième partie qui est surtout intéressante. Nommé fonder une esthétique socialiste, elle propose aux militants socialistes de fonder un mouvement culturel centré sur la recherche d’une esthétique qui leur est propre. Ce point, quelque peu détonnant au sein de la pensée actuelle, est très intéressant à aborder, d’une part car il est en rupture avec la vision générale de la culture actuelle jusqu’à en faire sourire certain, d’autre part car il pose une question importante : quelle vision a-t-on en 2016 comme militant de gauche de l’esthétique socialiste ?

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Quelles leçons tirer de la montée de Bernie Sanders aux USA ?

Depuis plusieurs mois, les primaires des deux partis politiques américains aux élections présidentielles ont donné lieu à un combat acharné entre les candidats. Habituellement, ces primaires consistent à choisir le politicien au plus beau sourire, ou celui au slogan le plus accrocheur. Les différences politiques entre les candidats restent très minces. Toutefois, deux OVNIs sont apparus. D’abord chez les Démocrates, avec de vieilles vestes délavées, une coiffure n’ayant jamais croisé le peigne et surtout se revendiquant « socialiste » dans le pays du capitalisme impérialiste, le dénommé Bernie Sanders. Ensuite chez les Républicains, c’est le milliardaire Donald Trump qui a émergé. Or, aucun de ces deux hommes n’est membre du parti pour lequel ils participent aux primaires.

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Discours du 1er mai, Muriel Waeger

Chers et chères ami-e-s,

Chers et chères camarades,

Lorsque j’ai dit à certains de mes amis que j’allais au premier mai, ils semblaient tous surpris et m’ont dit : « mais vous avez déjà tout ce que vous aviez demandés. »

Ce genre de réactions ne m’étonnent malheureusement plus. Oui nous avons des acquis sociaux, pour lesquels nous, nos parents et grands-parents se sont battus, mais il nous en manque encore beaucoup. Rien que la semaine passée les parlementaires ont refusé le congé parental de 2 semaines aux hommes, tout en allouant des millions à l’armée. Justifiant ce refus par le cout qu’une telle mesure engendrerait. Voir l’article

L’argent de banques pour le PS: It’s economy, stupid!

Avec une consultation à l’adresse des organes et des sections cantonales, le Comité Directeur du PS a relancé le débat sur les dons des grandes entreprises telles que les banques et les compagnies d’assurance, en vue du Congrès 2016. Pour cela, l’argument est souvent avancé que c’est une adaptation d’un règlement des dons impraticable mis en place en 2012, qui permet l’acceptation des dons des coopératives, mais pas des entreprises avec d’autres formes juridiques. Et que c’est une question de bon sens pour réduire les différences financières avec les partis de droites. Cet argument est profondément apolitique. Car derrière cette proposition motivée par une détresse financière se trouve une question fondamentale sur la compréhension de la politique socialiste. Voir l’article