Camp d’été 2015

Plus de 100 camarades sont entassé-e-s devant le Grand Hôtel de Chandolin, se reposant en attendant le départ. Ca y est, le fameux « Sommerlager » 2015 est terminé. Le temps d’une semaine, c’est une succession de workshops, rencontres et moments conviviaux qui ont rempli l’emploi du temps de représentant-e-s de toutes les régions linguistiques de notre pays.

de Romain Pilloud, JS Vaud

Quelques moments particuliers ont rendu ces journées inoubliables, à commencer par une édition marquée par une présence massive (une première !) de Tessinois-e-s. Au-delà des traductions rallongées d’une langue supplémentaire, ce fut une richesse hors de norme de représenter tout notre pays et nos trois langues officielles.

La deuxième spécialité fut la venue d’un Oskar Freysinger, que l’on connaîtra désormais comme spécialiste du sexisme par ses petites déclarations qui ont crispé nombre de jeunes socialistes. « Le PS est le parti des femmes, l’UDC le parti des hommes » a été suivi de quelques déclarations terrifiantes de régressisme, comme « Les femmes sont sensibles et réagissent émotionnellement sur le thème du féminisme » ou encore « Les hommes ne doivent pas pleurer ». Allez, laissons-lui au moins l’honneur d’avoir approuvé notre initiative contre la spéculation sur les denrées alimentaires. Tout n’est pas si noir… pour autant qu’il vote ce qu’il dit au Parlement.

Si l’on repart sur les autres événements de la semaine, que dire de l’affrontement féroce des partis dans le « jeu parlementaire » trilingue, dans lequel tous les camarades jouaient le rôle de parlementaires ou de lobbyistes pour tenter de faire passer ou de bloquer un projet de loi. Des socialistes pas vraiment de gauche face à des conservateurs ulra-radicaux, en passant par des Verts vraiment à gauche qui trahissent leurs accords inter-partis ou des libéraux fidèles à la main invisble…. De la pure « real politique ». Les autres workshops auront été l’occasion de faire notre autocritique, de comprendre et d’analyser l’histoire socialiste et néolibérale (et en comprendre l’échec), ou encore de rencontrer des parlementaires des quatre coins du pays pour partager, apprendre et débattre.

Une sacrée belle édition couronnée de succès. MERCI à toutes et tous et rendez-vous l’année prochaine !

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